Un peu rêveuse, des envies d’ailleurs

11 mars 2018

      Il y a ceux qui sont attachés aux lieux, à l’endroit où ils sont nés, à l’endroit où ils grandissent. Moi non. Je ne suis attachée ni au lieu, ni aux biens matériels, ni nostalgique des endroits que j’ai quittés. Depuis quelques années, je sais au fond de moi que je ne resterais pas ici à Nantes, en Loire atlantique voir même en pays de Loire tout ma vie. J’ai des envies d’ailleurs, de paysages différents, d’un climat plus agréable, et de nouveauté. Cet article est l’occasion de mettre en mot mes envies d’ailleurs.

 

L’ influence de nos parents?

     J’ai eu des parents qui ont pas mal bougé. Pour mon père, plusieurs villes en France mais aussi la Guadeloupe et le Sénégal. Avec un père militaire, les déménagements ont été fréquents et faisaient parti de sa vie de famille. Me concernant, je suis déjà dans mon 7ème logement depuis que je suis née. Tout ça explique certainement par le fait que je ne suis pas « matérielle ». Je ne m’attache pas à un lieu, à une maison de famille.

Je m’en rends encore plus compte aujourd’hui. Mes grands parents partent à la fin du mois de la maison qui a vu naître mon frère, où nous avons même vécu quelques mois et où nous avons tous nos souvenirs entre cousins. Alors ça me fait un petit pincement au coeur mais sans plus. Je suis plutôt impatiente de vivre de nouveaux moments ailleurs. C’est une chance que mes grands parents, à plus de 80 ans, puissent déménager dans un lieu qu’ils ont choisi à l’âge où beaucoup vont en maison de retraite. Je pense donc que le fait d’avoir grandi dans une famille où on bouge facilement « influence ».

il a aussi le fait qu’au collège j’avais des copains/copines qui avaient leur parents qui avaient été à l’école ensemble, qui étaient des copains d’enfance et qui avaient fait leur études sur les mêmes bancs d’école que nous. Alors pour certains, je comprends que c’est juste top de te dire que tes enfants grandissent là où tu as grandi. Mais pour moi, du haut de mes 14 ans, je me disais déjà que ça ne serait pas le cas. J’ai certes eu un cadre de vie super, à coté de la mer. Pouvoir rejoindre tes copains partout à vélo. L’animation d’une station balnéaire l’été. Mais non. Pour moi, et je dis bien pour moi, me dire que j’aurais fait presque toute ma vie au même endroit est plutôt synonyme de déprimant. J’ai donc su tôt que je ne resterai pas vivre ici, du moins pas sur la côte.  

La vie sur Nantes

Je suis sur Nantes depuis plusieurs années, donc y rester peut être une option. Mes enfants auraient été dans une école différente de la mienne, la vie n’y est pas vraiment la même.  Mais le climat n’est juste plus possible! La pluie, le climat tempéré, les étés pas si chaud que ça. Je fais une dépression climatique chaque année. Je trouve aussi que nous sommes trop loin de la mer. J’ai eu l’habitude de pouvoir y être en 5min. De pouvoir juste y aller pour prendre un verre les pieds dans le sable ou encore y aller une heure pour bronzer en sortant du boulot. Là, quand tu y vas, c’est limite pour la journée et il faut anticiper.

Et même si j’aime bien Nantes, je réalise que la vie dans une grande ville ce n’est pas pour moi. Je ne suis pas une citadine pour résumé. J’aime bien l’idée que tu puisses tout avoir à proximité mais c’est tout. Je ne profite pas plus que ça des activités culturelles, de la vie nocturne nantaise ou autre. Les transports, les « hommes » lourds qui te collent ou te draguent lourdement dans la rue, le monde partout et tout le temps, le stationnement qui te coûte un bras (quand tu finis par trouver une place), la circulation dense… Merci mais non merci. Je ne m’y sens pas à ma place. Ces années à Nantes m’auront permis de vivre dans une grande ville, de voir autre chose, et surtout d’avoir une expérience de vie différente. Je sais plus ce que je veux, ce dont j’ai besoin et envie.

 

Des envies plein la tête

    Il y a quelques mois, on a déménagé avec mon chéri à la périphérie de Nantes. Quand je rentre le soir, même si nous sommes toujours à Nantes, j’ai l’impression d’être plus dans une ville à taille humaine. On a de la verdure, une terrasse qui donne sur les arbres, on peut se garer plus facilement, stationnement non payant et on entend les oiseaux dès le début du printemps. Bref j’ai l’impression de respirer un peu plus.  Mais je sais que ce n’est qu’une étape. La prochaine c’est partir. Et vraiment cette fois-ci.

    Partir pour un climat plus ensoleillé, moins de pluie, d’autres paysages. Partir pour une jolie ville, plus calme. Près de la mer, de la montagne. Ne plus vivre dans une très grande ville mais être à 30-45min d’elle quand même. J’ai eu un vrai coup de cœur pour le bassin d’Arcachon en vacances il y a quelques années. Cette envie d’y partir est de plus en plus forte. Le chéri parle aussi de Toulouse, Montpellier ou le pays basque. Autant j’ai adoré Montpellier et Nîmes. Mais c’est trop loin de notre famille et de nos ami(e)s. Je me dis qu’ils pourront plus facilement venir nous voir en faisant 3h de route qu’en prenant l’avion et en traversant une partie de la France.

Toulouse, j’avais bien aimé aussi.  On s’éloigne clairement de la mer pour le coup mais le climat nous convient, la région est belle. Et puis en rêvant un peu peut être qu’on pourra se prendre une maison de vacances voir même de famille près de l’océan. L ‘association parfaite

        Bref vous l’aurez compris, je rêve d’ailleurs, d’une maison au milieu des forêts de pins ou dans le sud ouest. D’un grand jardin, d’une maison à nous, de pouvoir y accueillir nos amis, de découvrir une autre gastronomie, de vivre autrement. Alors je sais que partir n’aura pas que du bon. Qu’ici, nous avons nos amis, notre famille, nos habitudes. Et que partir veut dire « repartir » de zéro tous les deux. Mais on sera tous les deux et c’est aussi ça qui (pour moi) te construit et renforce ton couple. On a envie de se mettre un peu en danger et je suis pressé de finir mes études pour pouvoir rendre tout ça réalité.

Il nous reste donc 2 ans environ pour découvrir ou redécouvrir ses endroits en vacances, en week-end. Pour voir quel endroit nous correspond le mieux et où sera notre futur chez nous.

D’ailleurs, je passe pas mal de temps sur Pinterest à regarder de la déco, des maisons, des aménagements extérieurs, des diy. Pour partager toutes mes inspirations, j’ai décidé de créer un compte. Donc n’hésitez pas également à me suivre là-bas! 🙂 ici

Sur ce, je retourne rêvasser, et profiter de mon dimanche. J’espère que cet article un peu humeur vous a plu.

et vous, des envies d’ailleurs ?

 

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3 Comments

  • Reply Premier stage de sage femme libérale : une révélation ? 25 mars 2018 at 19 h 20 min
    […] ça va jouer aussi sur l’endroit où nous déménagerons à la fin de mes études (article envie de partir). Si on déménage et que je ne peux pas travailler… ça n’est absolument pas le but […]
  • Reply Elia 15 mars 2018 at 10 h 13 min
    Hello ! Je viens tout juste de découvrir ton instagram et du même coup, ton blog. Je suis étudiante sage femme en 2ème année et fille de gendarme ! Comment te dire que cet article résonne en moi x100. On a déménagé 6 fois pour suivre mon père, et je suis incapable de rester trop longtemps au même endroit ( j’ai même changé de lycée de ma propre initiative ! ^^ ). C’est déprimant aussi pour moi le fait de m’imaginer rester au même endroit toute ma vie ( ce que mes amies ne comprennent souvent pas ). Mon copain étant indien, j’ai même des projets de franchir les frontières et pourquoi pas d’exercer quelques temps en Inde. 4 ans de formation au même endroit ( De plus dans le Nord), ça me semble terriblement long . Super heureuse d’avoir découvert ton blog ! À un prochain article !
    • Reply ennarose 25 mars 2018 at 21 h 33 min
      Bonsoir Elia !
      merci beaucoup pour ta venue sur le blog mais surtout pour ton commentaire. Une fille de militaire doit presque avoir ça dans le sang non ? 🙂
      et exercer en Inde est un super projet 🙂
      au plaisir de te lire de nouveau,
      Marion

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